Le parlanjhe

Depuis des siècles, les langues régionales sont demeurées vivantes parce qu’elles sont liées à la vie et à la culture.
Le poitevin-saintongeais est parlé en Poitou, en Vienne, en Deux-sèvres, en Vendée et dans les deux Charentes et bien sûr c’est le parler de Beaumont Saint-Cyr. Véritable langue régionale, il possède une grammaire, un dictionnaire…

À nous de le faire vivre !

Nous inaugurons cette rubrique, réalisée par Jaques Sibileau en vous parlant des menhirs de Saint-Cyr. L’écriture est une écriture normalisée. Vous trouverez la « traduction » à la suite et… vous aurez la possibilité de l’écouter.

Le  Petit  Sént  Cir

Le petit rolea de noutre éndrét.

Les menhirs su noutre coumune 

pour écouter la version poitevine cliquez sur la flêche à gauche de la barre

Ol étét ine foes ine valàie voure o coulét ine jholie rivére, valàie enfrmàie de grandes fouràets ac grous de jhibàe. Ine valàie voure un pevét vivàe, lavoure o faesét bén bun a demeùràe.
In endrét voure dépeù béréde de séclles o réchtét tot pllén de mundes.
O réste pa grand chouse daus jhens de çhau tenp.
Su le Sént Cir vrae ancién, o se voet daus péres drçàies, pi ine bute de tére, enfin ce çhi l’en réchte. 
Asteùre, pu grand munde sant éntéressai, pi souventéfoes, ol ét pr lés diries, léjhendes, pi çheùques rales papàes, qu’ol at venu jhusqu’a nous.

Le menhir de Pierre-fitte
La pu queneùssue, ol ét le menhir de Pérefite, pousàe den le parc de Lésis.
Çhau menhir ou peulvan (Bulletin des Antiquaires de l’Ouest 1859-1861, p242, vue 253) se noumét étou menhir de Basse-Fllote, Pére-Fite oubé Petra-Fixa. L’et en grès ferrugineux de 4m50 de hàut su 3 de larjhe et in demi d’épaissour.   É pis o pesrét 23 tounes !           

Le menhir de Basse-Fllote ou Pére-Fite, 
Cadastre ancien section A, 1ère feuille, N° 91.

La pére, le chall véndrét dau cotea daus Pugéts su la route de Vilaene. L’ét aqueneùssu dépeù bé dau tenp. Ol ét le Pére de la Croes*, bé queneùssu dau mundes assavantais çhi at venu a Soént Sire den lés annàies 1886 pr voer trtoutes çhés anciénetais qu’un pevét alore découvri su çhéle coumune é pis qu’en at causai den sa notice, bé sérviablle aneùt.
En çhaus tenps làe, ol ét pa lés vélleries çhi manciant su Sént Cire. 
I pevun trjhou le voer devér l’entràie dau camping, pi l’ét vraement énpréçiounant a voer.
Naléz dun z-y jhetàe ine éll !!!

*  Le Père Camille de La Croix Né en 1831 en Belgique, le Père Camille de La Croix est un prêtre jésuite qui s’installe à Poitiers en 1864. Il ne s’intéresse que tardivement aux recherches archéologique à partir de 1877, mais deviendra rapidement un archéologue de référence au niveau régional.
L’ét queneùssu den la réjhiun pr sés foulles à Sanxay, pi bén d’àutres travàus su lés anciénetais…

Le 9 août 1832 : Inscription aux Monuments Historiques du menhir de Pierre-Fitte. Année 1977 des Antiquaires de l’Ouest Table des Matières du Tome XIV, (4e SÉRIE) p54  

Le menhir de Hàute-Fllote ou dau golf : 

Ol’ét in mouniment dun i avae ouï causàe a la Sociétai daus Sciences de Châtellerault.
I pevun core le voer de la route çhi vat de Traversay devér Naintrai. L’ét sis su le coutai gàuche rac la route su le parcour, trajhét dau golf. Li étou, aurét pu s’évisibllàe durant le batissement dau golf si certéns vrae avisais avét poén jhetai in éll, vellàe au grén, mé çheù, ol ét ine àutre istoere.
Asteùre, i pevun trjhou, le voer, pi ol ét vrae cunséquent, énportant pr l’istoere et pr cunprenre noutre coumune.

Le menhir de la haute flotte en 2020

Le menhir de Supllice ou dau four a pén 

Vela in chall çhi at oghu ine sapràie istoere. Asteùre, l’ét picai au four a pén de Travrsay. D’apràe, ol ét in ancièn dau vilajhe, vrae çhultivai, amatour de velleries, çhi queneùssét daus bea mundes de la Souciétai daus Sciences de Châtelleraut, çhi at récupérai çhéle pére.
Pi, le l’at mis (çhéle pére) su in petit bout de térén, drét le cabarét de la Funtaene.
Pi l’at réchtai ilae durant daus annàies, bé a la voeyure de trtouts.
O y at çheùques annàies, le carai de tére ayant étai cedai a la coumune, le chall (pi sin istoere) avant étai ofri a la parçounerie le Four a pén de Travrzay. Coume trtouts lés jheùdis, la parçounerie s’assenblle pr repanàe çhau four. çhau jhour làe, ine entrprise de travàus publliques étét a maeme de faere pllace néte su çhau petit bout de térén quand i sé passai devant. Apràe in petit de causerie, le sant venu « posàe » gontiment le menhir voure l’ét asteùre. O fàut lés en remarciàe…
Pr l’istoere, çhéle pére vént de … pràe dau ghàe de Supplice, den in endrét voure qu’o y avét tot pllén de muralles fundues su deùs éctares.
Al tét posàie tot pràe d’in poe, pi d’apràe que lés creùs serviant pr métre lés cordes çhi serviant a tiràe l’aeve… avant de fini, voure qu ale ét asteùre.

Ol é ine vrae béle istoere…

Le menhir de supplice actuellement au four à pain de Saint-Cyr

D’autres péres 

Un m’at dit qu’a Bondilly, au croesement, tot rac dau poe de la commune, ché in particulàe, o y aurét in chall qu’aurét grous a dire… o serat pr ine àutre foes…
O ya at ine chouse qu’ét seure, ol ét qu’un sét pa grand chouse su çhaus moniments.
Çhaus pàeres levàies sant den daus endréts voure o y avét grous de mundes, rac in chemin, la voe gauloese, in guae, in vilajhe, daus mésuns voure o y avét daus mundes çhi viviant làe. Que çhaus challs marciant çheùque chouse qu’un sét pu.
Qu’ol ét déjha beacop de savoer que l’éxistant, pi de counaetre voure que le sant picais.

Traduction : Le  Petit  Saint-Cyr

Le petit livre de notre village

Les menhirs su noutre coumune  

Il était une fois une vallée où coulait une jolie rivière, vallée entourée de grandes forêts giboyeuses. Une vallée où il faisait bon vivre. Un endroit depuis des siècles habité par une nombreuse population.
Il ne reste pas grand-chose de ces temps là.
Le Saint-Cyr ancien, c’est des menhirs, un tumulus, enfin ce qu’il en reste !
De nos jours, plus grand monde s’intéresse, et souvent, ce sont des légendes et de rares documentations qui sont arrivées jusqu’à nous.

Le menhir de Basse-Fllote ou Pére-Fite, 
La plus connue, le menhir de Pierre-Fite, sis dans le parc de loisirs.
Ce menhir ou peulvan se nommait menhir de Basse-Flotte, Pierre-Fite ou Petra-Fixa. Il est en grès ferrugineux de 4 m 50 de hauteur, sur 3 m  de large, et 50 cm d‘épaisseur. Et puis, elle pèserait 23 tonnes ! nLa pierre viendrait du coteau des Pugets, route de Vilaine.
Il est connu depuis longtemps. Le Père de la Croix, bien connu des connaisseurs est  venu à Saint-Cyr en 1886 pour répertorier les vestiges sur la commune. Une notice, bien utile de nos jours, a même été écrite.
A cette époque, les antiquités ne manquaient pas sur la commune.
Vous pouvez toujours le voir vers l’entrée du camping de la base de loisirs.

Classé le 9 août 1832 : Inscription aux Monuments Historiques du menhir de Pierre-Fitte. Année 1977 des Antiquaires de l’Ouest Table des Matières du Tome XIV, (4e SÉRIE) p54  

Le menhir de Hàute-Fllote ou dau golf 
 Monument dont j’avais eu connaissance à la Société des Sciences de Châtellerault.
Nous pouvons le voir sur la route qui mène  de Traversais à Naintré. Il est sur le côté gauche de la route, ras celle-ci, sur le terrain de golf.
Il  a failli disparaitre pendant la construction du golf, heureusement certains veillaient au grain, ça, c’est une autre histoire.
On peut toujours le voir de la route, et il est important pour l’histoire de notre commune.

Le menhir de Supplice ou du four a pain 

De nos jours, il est posé au four à pain de Traversais. Voila une pierre qui a une sacrée histoire ! D’après un ancien du village, amateur averti de vieilleries, connaissant des gens de la Société des Sciences de Châtellerault, qui a  récupéré cette pierre.
Posée sur un petit terrain en face du café de la Fontaine, elle est restée à la vue de tous.
Il y a quelques années, le terrain a été cédé à la commune, puis la pierre, et son histoire, ont été offertes à l’association du Four à Pain. Comme tous les jeudis, l’association se rassemblait pour restaurer le four. Ce jour là, une entreprise de travaux publics faisait place nette sur ce petit terrain quand je suis passé devant. Après avoir un peu discuté, ils ont amené la pierre, là  où elle est. Qu’ils en soient remerciés.
Cette pierre viendrait de près du Gué de Supplice, d’un endroit où il y avait beaucoup de vestiges sur une surface d’environ deux hectares.
Elle était posée près d’un puits, il semblerait que les trous aient servi à passer les cordes qui tiraient l’eau.

Une belle histoire !

D’autres pierres 
On m’a dit qu’à Bondilly, à ras du croisement, près du puits communal, chez un particulier, il y a une grosse pierre…. affaire à suivre.
Ce qui est sûr, c’est qu’on ne sait pas grand-chose sur ces monuments. Ces pierres levées sont dans des endroits où  il y avait du monde, un chemin, la voie gauloise, un gué, un village, des maisons, des habitants qui vivaient. Ce que ces pierres indiquaient, on ne le sait plus.

Mais c’est déjà beaucoup de connaître leur existence, et de savoir où elles sont placées.

Retrouvez-nous bientôt dans d’autres articles en parlanjhe !

Un commentaire sur “Le parlanjhe

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  1. Asteur vlatipas que j’avions pris l’temps d’t’écouter…. Bravo à vous 2 et à toi surtout ma chère Françoise Dè que les affaires reprennent je viens vous soutenir en ….présentiel comme i disons dans l’poste. Courage et ….Merci pour ce moment ! Claudette Genser née Blain

    Envoyé de mon iPad

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