André Le Breton, propriétaire d’une maison de famille à Beaumont

 

Victor, André Le Breton naît le 25 juin 1860 à Poitiers. Son père étant militaire, il poursuit ses études dans divers lycées de province mais c’est à Paris qu’il devient bachelier, qu’il est élève de l’Ecole Normale Supérieure, qu’il obtient sa licence, puis son agrégation et enfin son doctorat  ès lettres.

Sa carrière débute en tant que professeur de lycée et se poursuit au sein de la faculté de lettres de Paris. Il donne de nombreuses conférences et collabore à bon nombre de périodiques.

Il obtient la Légion d’Honneur en 1920 et il est lauréat à plusieurs reprises de l’Académie française.

Car c’est également un écrivain. Il écrit des essais, des romans. C’est en 1923 qu’il publie «  Le tourment du passé, journal intime d’un inconnu ». C’est dans ce livre qu’André Le Breton décrit sa propriété de Beaumont. Il l’appelle «  La vieille maison », il raconte les séjours qu’il y passe lorsqu’il vient voir sa mère. Celle-ci y est décédée en 1909 et elle a été enterrée dans le cimetière de Beaumont.

En voici quelques extraits :

« Au sommet d’une colline qui s’allonge du Nord au Sud en forme d’éperon, la vieille maison est blottie à l’ombre de son bois de chêne. La côte est dure à gravir ; A moitié chemin il y a un noyer sous lequel d’ordinaire je fais halte un instant pour aspirer à pleins poumons l’air pur et embrasser l’immense horizon demi-circulaire, fait de coteaux et de vallons, de champs cultivés et de forêts où courent au premier plan en trois lignes presque parallèles, la grand’ route, la voie ferrée et la rivière.

La vieille maison se dresse en face de la nature éternelle et le paysage dont elle fait partie ne connaît d’autres changements que ceux des saisons. Je le retrouve toujours le même aux mêmes époques de l’année ; je sais les aspects successifs qu’il revêt. Je sais qu’en juillet le soleil se couche derrière les bois de Brétigny et en octobre derrière le coteau de Vendeuvre.

On vit vieux au village. Je revois chaque année les anciens du pays, le boulanger, le boucher, l’aubergiste, le sacristain et ils ne me semblent ni plus blancs ni plus voûtés. Lageon le jardinier, depuis combien de temps est-il là ? …. Son vocabulaire lui-même est une survivance. Il parle comme parlait Jacques Bonhomme. Il dit le vent de galerne pour le vent d’ouest, tout chapetit pour à petit pas, une goulée pour une bouchée, une couée  pour une couvée, une arantelle pour une toile d’araignée, un biquion pour un chevreau,  une éloise pour un éclair de chaleur, une chalibaude pour une flambée de menu bois, un luma pour un limaçon, une grouillée de canetons, une frouée de perdreaux. »

Après son décès en 1931, sa veuve continuera à habiter dans « la vieille maison » et ne la vendra que bien plus tard dans les années 80.

Un habitant de Beaumont, Pierre Vieillefault, qui a écrit ses mémoires, rapporte que M. Le Breton accompagné de sa femme  est parti au Caire pour participer aux travaux liés à la découverte du tombeau de Toutankhamon. Dans la biographie de M. Le Breton, on apprend qu’il a effectué une mission à l’université du Caire ( novembre 1925-mai 1926) mais l’objet n’est pas précisé.

Toujours selon Pierre Viellefault, il en aurait rapporté trois pieds d’artichauts qu’il aurait confié à son fermier, le père Henri Bourreau. Cela a été l’occasion pour Pierre Vieillefault d’en déguster crus et il précise qu’avec une tartine de beurre, « cela fond dans la bouche comme des œufs au lait ».

Vérité ? Légende ? Nul ne saura.

Recherches effectuées par Ghislaine Bringer

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