Le passé industriel de La Tricherie : l’usine LEFORT

La Tréfilerie d’acier dite Tréfilerie Lefort

L’usine de la Tricherie a été construite en 1939 dans le cadre de la décentralisation par la tréfilerie Lefort de Charleville, fondée en 1891. 

L’origine et les ouvriers

En 1939, ce sont 140 personnes qui y travaillaient, à la Tricherie, pour la quasi totalité des ardennais qui avaient été déplacés avec leur outil de travail. 

En effet, les usines LEFORT situées dans les Ardennes à Charleville-Mézières avaient été détruites lors de la première guerre mondiale. À l’aube de la seconde, les dirigeants décidèrent de se replier.

Ce ne sont pas moins de 330 ardennais qui se sont installés sur la zone de la Tricherie et ses environs.

Selon un relevé des “ouvriers repliés des Ardennes travaillant à la tréfilerie et de leurs familles “ daté du 6 juillet 1940, on dénombre alors  environ 200 personnes de plus de 17 ans dont 90 femmes et plus de 120 enfants de moins de 17 ans. Beaucoup d’entre eux ont fait souche. L’association dispose de ces éléments, contactez-la .

Une cité ouvrière de 50 maisons fut alors construite à proximité, c’était  « La cité Lefort ». Elle sera ultérieurement, progressivement vendue aux ouvriers. Elle est toujours bien identifiée aujourd’hui, sur la gauche à la sortie du village de La Tricherie, en direction de Poitiers.

La cité LEFORT

L’activité industrielle

De 1966 à 1969, l’entreprise prend de l’extension et se modernise, puis en 1969 elle est intégrée dans la société des hauts fourneaux de la Chiers S.A. à Longwy   puis Société Chiers Châtillon Gorcy ; elle prend ensuite le nom de société industrielle de Poitou jusqu’en 1985 où elle devient société Technor.

En 1972, elle employait cent ouvriers. La ligne de fabrication des armatures métalliques pour le béton était à cette époque, la plus moderne de France. 

Sa production annuelle en 1972 a été de 14 000 tonnes contre 4 000 tonnes en 1963.

On y fabriquait, jusqu’en 1985, des fils d’acier et 300 sortes de pointes ; en 1986, elle n’ employait plus que 42 ouvriers ; en 1987, on y transformait des produits tréfilés, on y fabriquait grillages et fils de fer barbelés.

Les machines des années 1930, utilisées pour la fabrication des pointes, ont été détruites en 1986 comme la ligne de fabrication des armatures métalliques pour le béton.

L’usine

Ce site industriel était desservi par un embranchement ferroviaire ; il occupait une surface de 37 600 m2 dont 14 630 m2 de surface bâtie.

Construite de briques , pans de fer, béton et parpaings de béton pour le gros œuvre, elle possédait un toit à longs pans, à pignon couvert avec sheds et lanterneaux et une charpente métallique apparente couverte de tôle ondulée et de tuiles mécaniques. On y trouvait bureau d’entreprise, atelier de fabrication, magasin industriel, cité ouvrière, cantine, voie ferrée, château d’eau.

L’usine LEFORT : les ateliers © Inventaire général / Photo. Inv. M. Deneyer

C’était un ensemble de plusieurs bâtiments contigus, construits au fur et à mesure de l’agrandissement de l’usine. L’éclairage était assuré par shed vitré pour les ateliers de fabrication, quant à l’étamerie et la galvanisation, situées dans un bâtiment à part, c‘était par un toit à lanterneau. 

Sur internet : visite de la tréfilerie LEFORT à la Tricherie film de 7mn réalisé par Maurice AUCLAIR

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